Zelda : Majora’s Mask (3DS)

Wv8y4yLLa fin du monde est dans 72 heures. Une lune cauchemardesque qui montre les dents s’écrasera dans trois jours et détruira à jamais le monde. Link, de passage dans la ville de Termina, doit tout faire pour empêcher l’inéluctable, heureusement aidé par son Ocarina et son chant du temps qui lui permet de retourner dans le passé. Ainsi, Link va avancer et reculer dans le temps ; va découvrir la ville et ses habitants qui préparent un festival, à moitié convaincus, tant la menace est pesante ; va les aider et collectionner une vingtaine masques aux effets divers. L’atmosphère est malsaine, lourde, le mal-être est ambiant.

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Le jeu est vraiment… très difficile, ce qui me laisse partagée. D’une part, j’adore son côté sinueux/non linéaire, qui nous fait nous casser la tête, qui permet un nombre conséquent de sous-quêtes. Le monde proposé est vraiment riche, chaque personnage a son importance et j’ai aimé passer du temps à essayer de découvrir ce qui se cache derrière chacun d’eux. D’autre part, le fait qu’on ait une durée limitée pour parvenir à la fin d’une mission peut nous forcer à recommencer un même passage de nombreuses fois et… c’est très frustrant. Par exemple, j’ai dû tuer le boss du deuxième niveau une vingtaine de fois. [En parlant des boss, je déplore le fait que la méthode pour les tuer soit toujours la même : ils ont tous une sorte d’ « œil » sur lequel il faut balancer des flèches. Un peu trop rudimentaire à mon goût. Bref, revenons à nos moutons, mon boss.] Je le bats une première fois à la fin de la 3e journée. Je remonte le temps. Puis je constate que je pouvais participer à une mission secondaire après avoir tué le boss, mais comme j’ai remonté le temps, je dois re-tuer la bête. Je m’exécute, je mène à bien la petite mission et reçois un objet magique, que je peux échanger. Sauf que je désire procéder à ce troc le 2e jour, donc on m’envoie péter : si je veux l’échanger, je dois être le jour 1. Je remonte le temps, je  re-tue le boss, je re-mène à bien la mission, je vais échanger mon objet. Encore un petit peu plus tard, je découvre une nouvelle mission consécutive à la destruction du boss du deuxième niveau… C’est reparti pour un tour. Et ainsi de suite. Sachant que pour tuer le boss il faut se téléporter à l’endroit-utiliser le monocle pour voir un monstre-chanter une ptite chanson-regarder une cinématique où le monstre tombe-accéder au donjon en évitant d’énormes boules de neige et d’ennemis casse-ovaires. ARGH !

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Tuant pour la 34e fois le même boss.

En outre, pour avancer dans certaines missions, il faut parfois être pile au bon endroit, au bon moment, par exemple la quête des amoureux (Kafei et Anju) est un véritable casse-tête… sans qu’on n’ait le temps de se casser la tête. Les possibilités sont décuplées et on passe un temps fou à parcourir les lieux les différentes journées. Heureusement, Link est aidé par un journal, où il consigne les « horaires » des personnages, pour se rappeler les allées et venues de chacun, ainsi que les différentes missions et leur progression, afin de s’organiser au mieux. En outre, la Pierre Sheikah nous dirige parfaitement dans la quête principale et les pierres à potins donnent des indices cruciaux pour venir à bout des missions secondaires, à condition d’avoir le masque adéquat.

Je savais que ce jeu était démoniaque.
Symbole de la Pierre Sheikah : je savais que ce jeu était démoniaque.

En conclusion, je trouve l’univers de ce monde très abouti, mais je déplore la limite temporelle vraiment trop courte qui nous pousse à essayer d’aller vite (voire à consulter la Pierre Sheikah pour obtenir des réponses au lieu de faire fonctionner son cerveau ; pour moi ça s’apparente presque à de la triche, mais je ne voyais pas d’autres solutions, à part peut-être me suicider en bouffant ma console). Ce jeu m’aura pris la tête et m’aura donné envie de jeter ma Nintendo contre un mur… mais finalement, je ne l’aurai pas lâché et il m’aura fascinée jusqu’au bout ! Une fois mes nerfs calmés, je peux donc dire que, selon moi,  ce jeu est une réussite (qui restera dans sa boîte au moins dix ans, je crois que je vais l’enterrer façon Jumanji, faut pas déconner tout de même).

Ma note : 8,5/10

Aestra

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Stephen King – Marche ou crève

Cela faisait un bon moment que j’avais abandonné mes livres n’ayant plus le temps ni même l’envie de lire (hérésie totale !) … Pour me relancer dans le droit chemin, rien ne vaut un petit Stephen King, un de mes auteurs préféré. J’ai choisi Marche ou crève car ça faisait longtemps qu’il me faisait de l’œil.

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« La Longue Marche » : cent concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Pour les autres, qui abandonnent, qui ne peuvent tenir la cadence de 6,5 km/h, une balle dans la tête. Une émission de télévision très populaire dont le gagnant aura, pour prix de son exploit, la possibilité de posséder tout ce qu’il désire pendant le restant de ses jours, s’il désire encore quelque chose après ça …

Le principe du concours est donc simple : marche ou crève. Si les participants deviennent trop lents, ils reçoivent un avertissement et au bout de trois, ils sont “éliminés” du jeu … tués par des soldats sous les yeux de la foule rassemblée au bord de la route. Il n’y a donc qu’un seul gagnant : celui qui marchera le plus longtemps.

On suit l’histoire selon le point de vue de Ray Garraty, un jeune garçon de seize ans. Tout comme lui, on se laisse embarquer dans cette aventure malsaine, kilomètre après kilomètre, page après page. On ressent avec lui la fatigue, la faim, la soif, la peur et le désespoir. Au fil des pages, on fait sa connaissance et celle de ses concurrents qui deviennent malgré tout des compagnons de route …

« Il m’a fallu du temps pour comprendre, mais c’est allé plus vite une fois que j’ai surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c’est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n’est pas une question de force physique, et c’est là que je me suis trompé en m’engageant . Si c’était ça, nous aurions tous une bonne chance. »
McVries, concurrent n°61.

Voila la terrible définition de cette “Longue Marche” à laquelle ces cent garçons participent … Le thème abordé a été remis à la mode avec la trilogie Hunger Games (bon évidemment, entre les deux, y a un monde de différence hein). D’ailleurs une citation tirée du roman de King résume parfaitement l’esprit des deux récits : « L’ultime jeu serait celui où le concurrent perdant est tué » (Chuck Barris, créateur de jeux télévisés, animateur de The Going Show).

Avec Marche ou crève, King propose une histoire dure et violente qui nous interroge sur les dérives de la télé-réalité et sur le voyeurisme sadique du spectateur. Malgré la situation malsaine, on est fasciné par ce que qui se déroule au fil des pages. Comble de l’horreur, les personnages n’ont aucune raison de faire cette marche : quel prix vaut le coup de marcher sans s’arrêter, sans dormir, sous la menace des armes, pendant des centaines de kilomètres ?

Je pense que ce roman est à conseiller à tout le monde, même à ceux qui n’aiment pas l’auteur. En effet, il s’agit d’un récit court, qui ne fait pas peur et où le gore n’est pas présent à chaque coin de page.  Enfin quoique … c’est pas le monde des bisounours non plus mais on n’est loin de l’angoissant  Shining 😉

Le roman se dévore et il est quasiment impossible de le lâcher avant la fin : j’ai adoré ! On est entraîné dans la marche, obligé de marcher avec les garçons et de finalement reconnaître le talent de King puisqu’on ne s’ennuie pas une seconde ! Il a quand même la capacité de nous maintenir en haleine avec pour seule idée une histoire de types qui marchent … Malgré un environnement large, les garçons traversent les campagnes américaines et leurs villages (flippants), on assiste à un véritable huis clos sur la route.

Ma note : 8/10

Et vous, qu’en avez vous pensé ?

Miss Wequin

Le Reading Festival

Le 29 août, j’ai eu l’occasion d’aller au Reading Festival, situé à une petite demi-heure d’Oxford pour voir Metallica, accompagnée de quatre collègues du Mari. Compte rendu en quelques points d’une journée démente.

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  • Arrivés sur place, on se demande si nous nous trouvons bien à un festival, ou si nous sommes dans un parc d’attraction, puisqu’on se fait accueillir par un stand géant de Guitar Hero et diverses attractions à sensations fortes. Ça en jette déjà plein la vue. Je m’excuse par avance car je n’ai pas vraiment pris de photos, j’avais uniquement mon téléphone et une batterie à moitié chargée…IMG_20150829_203858
  • Le site officiel ne propose pas de programme officiel, ce qui est très handicapant pour préparer correctement la journée, car je ne savais pas si je saurais voir tous les concerts que je voulais voir, à savoir Gojira, Ghost et Metallica. En farfouillant sur internet, j’ai trouvé deux programmes contradictoires. Super… Si vous désirez la programmation officielle, celle-ci est vendue sur place pour la modique somme de 10£. Ce qui équivaut à douze mini-churros, ou à trois chargements pour votre batterie de téléphone. Je vous laisse deviner ce que le groupe a préféré prendre ^^

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  • Leur (très onéreux) programme n’a même pas été respecté. En effet, un groupe a été ajouté pour une raison obscure, ce qui a eu pour conséquence de repousser Gojira (dont j’ai raté la moitié) et Ghost (que j’ai totalement loupé). Joie.
  • Heureusement, les deux premiers points ont très vite été oubliés au profit d’une ambiance de feu ! Nous avons un aperçu de la jeunesse anglaise dans des séries comme Skin ou As if (Et alors ?), qui présentent un univers d’un hédonisme transcendant : alcool, drogue, sexe, insouciance presque naïve. La réalité ne se limite pas uniquement à ce stéréotype, même si la drogue et l’alcool étaient présents (genre les mecs prennent leur cocaïne comme ça, pump it up hein, assumons). Ainsi, sans qu’ils ne soient forcément tous débauchés, j’ai pu voir une foule de jeunes libres, extravertis, tatoués, piercés, aux looks pailletés/fluos/improbables (ici —en Angleterre— tout le monde accepte tout), s’évadant au rythme de la musique ; bien plus qu’à n’importe quel festival belge où j’ai pu aller. L’ambiance était déjantée, décalée et suffisait à sublimer n’importe quel groupe qui passait. J’ai pu découvrir Alexisonfire, Royal Blood et Bring Me The Horizon. Le public connaissait par cœur les paroles des chansons de tous les groupes, il chantait, il pleurait, il hurlait, en soulevant un jeune homme en chaise roulante pour qu’il puisse mieux voir. Ça m’a fait vibrer !
  • Pas de place ici pour le crowd surfing, c’est formellement interdit et tant mieux, parce qu’il n’y a rien de plus pénible en concert que de devoir en permanence vérifier derrière soi si on doit attraper un abruti individu qui a décidé de se faire porter par le public.

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  • Après leur entrée habituelle fracassante, Metallica a joué 2h10, soit un concert complet. Le son était irréprochable (sublime Unforgiven ♡). Je ne sais que dire de plus, si ce n’est que c’est un groupe qui vaut vraiment le coup d’être vu en live, qu’ils sont loin d’être « vieux » et que j’ai pris mon pied du début à la fin 🙂
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Photographer: Jen O’Neill

Verdict :  je me suis éclatée. Oui, c’est cher (70£ la journée tout de même) et oui, j’ai été extrêmement déçue de rater Ghost, mais je venais principalement pour Metallica et j’ai pu découvrir de chouettes groupes. J’ai été très impressionnée par la qualité sonore et par l’atmosphère ambiante. L’année prochaine, si le festival propose un nom aussi alléchant, j’y retournerai sans la moindre hésitation.

Aestra

Tomorrowland – A World Beyond

Cet été, j’ai eu la chance d’aller à NY. Qui dit NY, dit vol long-courrier. Qui dit vol long (très long) courrier, dit films ! Autant à l’aller, on a eu droit à un choix important en VF (argh), autant au retour, seuls cinq films étaient proposés.

J’ai jeté mon dévolu sur le dernier film de Disney —Tomorrowland— avec George Clooney.

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Déjà là, ça pose problème… Qu’est-ce que le Dr Ross vient faire dans un Disney ?Bon, ça pourrait être une bonne surprise… De plus, le titre du film fait un rappel de la partie futuriste de Disneyland (Discoveryland pour le parc français).

Je lis quand même le résumé, histoire de savoir de quoi parle ce film …

Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune… Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

source : Allociné

Seigneur… Du Disney tout craché ! L’histoire est simple mais efficace : un monde futuriste qui promet pleins de mystères à découvrir à travers les deux personnages principaux. L’introduction est longue mais, ça ne me dérange pas, je préfère qu’on passe du temps à expliquer les personnages que de directement attaquer le vif du sujet.

Je me prends au jeu et plonge dans la vie des deux héros. D’abord Frank (Clooney), petit garçon plein d’ambition qui débarque dans une convention d’inventeurs dans un parc Disneyland pour présenter son projet, qui ne retient pas l’attention du juge. Tout tristounet, le gamin s’en va mais —ôôôôô— se fait rattraper par une jolie jeune fille du nom d’Athéna.

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Lui révélant à demi-mot qu’il y a un “ailleurs”, elle lui demande de la suivre à distance et se précipite dans un bateau pour découvrir le monde féerique de It’s a Small World. Ma seule pensée à ce moment là : “Mec, t’es foutu !“ Sérieusement, QUI va plonger tête baissée dans cette attraction du diable ? Bref, la barquette du gamin prend un autre chemin que les autres et —magiiiiiiiie—  le garçon tombe dans l’”ailleurs”….

Ensuite, on avance dans le temps et on découvre Casey (Brittany Robertson – la gamine chiante dans Under The Dome pour ceux qui regardent) aka Mademoizelle “je-sais-tout” et “le-monde-est-injuste”. Rien que ça. La gonze veut détruire la plate-forme —abandonnée— de lancement des fusées de Cap Canaveral parce que son papa bien aimé va être viré. C’est c’lààààà ouiiii, colérique, la meuf… Après un petit détour par la case prison, elle reçoit un pin’s qui lui permet de “voir” ce fameux “ailleurs”…

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Malgré les paysages magnifiques (le champ de blé est quand même à couper le souffle), le film est dans l’ensemble plat, attendu, et la fin bâclée. Même les acteurs manquent de conviction… Et le pompon sur la cerise, c’est Hugh “Dr House” Laurie qui incarne le méchant : il est aussi crédible que quand il faisait le mauvais pour Stuart Little ! Bref, c’est tellement prévisible, ce duel —attention grosse vanne en approche— de docteurs ! (Merci Aestra :p)

C’est décevant de la part de Disney : à un moment donné, faut arrêter de prendre le spectateur pour une usine à fric. J’ai envie d’être surprise quand je regarde un film !

Pourtant, y avait un bon potentiel …

Ma note : 5/10

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?
Miss Wequin

Frozen (La Reine des Neiges)

Pas besoin de longue introduction, je vais directement entrer dans le vif du sujet : je n’aime pas Frozen. Pire, je crie haut et fort qu’il s’agit d’une escroquerie bâclée et peu aboutie.

Tout d’abord, il convient de résumer les dix premières minutes du film. Nous découvrons deux princesses qui sont sœurs. L’une des deux, Elsa, a des pouvoirs magiques, qui viennent d’on ne sait où. L’autre, Anna, n’en a pas. Nous ne savons pas pourquoi, mais… passons. Elles jouent et Elsa blesse accidentellement Anna. Désespoir ! Heureusement, leur père arrive tel un sauveur, il a une brillante idée. Il sait où ils doivent aller. Ils doivent retrouver des trolls dont il a découvert l’existence sur une vieille carte dans un vieux bouquin et leur réclamer de l’aide (#drogue, c’est comme si j’allais voir les hobbits dès que je me blesse). Les trolls rassurent la petite famille : le cœur d’Anna n’a pas été touché. Heureusement, parce que sinon, il aurait été très difficile de la guérir (cette réplique pourrait presque passer pour de l’auto-spoil, mais encore une fois, passons). Les trolls guérissent la gamine et il faut donc effacer de la mémoire d’Anna les pouvoirs de sa grande soeur et ne plus jamais lui en parler (euh, pourrait-on savoir pourquoi ?). Le troll-en-chef prévient : la magie d’Elsa s’avère belle mais dangeureuse, et la peur est son pire ennemi ! Pour la protéger, les parents, qui sont un peu demeurés, décident donc d’enfermer Elsa et lui apprennent à avoir peur de ses pouvoirs (hein ?). Les géniteurs partent en voyage et meurent dans une terrible tempête.

Voilà. En DIX MINUTES, tout cela est expédié. Des pouvoirs, un enfant blessé, des trolls, du spoil, un enfermement et des parents qui meurent. BOUM ! Les scénaristes n’ont pas pris le temps de poser un cadre, de creuser des personnages, de travailler l’univers mis en place… bref, ça commence mal.

Trois ans plus tard, Elsa est en âge de devenir reine. On ne sait pas ce qui s’est passé pendant trois ans, qui a régné, mais, pour la troisième fois, passons. Lors de la cérémonie de couronnement, tout dérape. Elsa s’enfuit et Anna court à sa poursuite. Oh, mais attendez, on ne peut pas laisser le royaume tout seul ! Les gens ont pu se démerder pendant trois ans, mais maintenant, il faut absolument un régent (gnnn). Anna, tombée amoureuse du premier venu, lui demande de régner durant son absence et… surprise, il s’agit d’un méchant.

Je suis mauvaise, je sais, je mets en évidence des ‘petits’ défauts. Cependant, pour faire une bonne fiction, il faut qu’il y ait un pacte entre le narrateur et le spectateur. Le spectateur doit croire au monde qu’on lui présente, même si tout n’est pas forcément réaliste (comme par exemple la présence de trolls). En contrepartie, le monde présenté doit être un minimum cohérent, crédible, construit. Par exemple, Elsa aurait pu naître près des trolls, un jour de neige et ils lui auraient donné des pouvoirs, ce qui expliquerait les pouvoir et la présence des trolls. C’est simple, c’est consensuel, c’est vu et revu, mais au moins, on a un semblant d’explication. A cause des trop nombreuses « failles », je n’ai pas su rentrer dans le film. En dix minutes, on tente de nous faire bouffer une suite d’événements ridicules, sans aucune intelligence, sans aucun soin, et la suite est tout autant navrante. Les personnages sont creux et honnêtement, ce n’est même pas émouvant. On se trouve très loin de l’humour de Tangled (Raiponce) ou de la superbe histoire d’amour de Up (Là-Haut), qui est courte mais extrêmement bien menée (les scénaristes n’étaient donc pas obligés de passer des heures à poser un cadre, si c’est bien fait et intelligent, cela peut être rapide). Certes, Anna « innove » en tombant amoureuse du premier venu et en ne finissant pas avec lui (mais avec le second venu), cependant cela avait déjà été (mieux) fait avec Enchanted (Il était une fois), film de Disney sorti en 2007… film qui était fin, malin, drôle.

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Assurément, le film est visuellement joli. Le château de glace est bien joli, les princesses et leurs robes sont bien jolies, Olaf est bien joli. Mais pour moi, les paillettes et les chansons, ce n’est vraiment pas suffisant..

Mon avis : 4/10

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Aestra

Au commencement était le début

Redwequin, c’est un peu comme le Big Bang : c’est le résultat de l’absurde rencontre entre une romaniste incohérente aux cheveux rouges qui aime le métal et une sympathique orientaliste asociale qui fait du théâtre et ne vit que pour les requins.

Leur impact donne un univers empli de coups de cœur (un peu) et de gueule (beaucoup), de scénarios où les transsexuels incestueux assassinent leurs voisins dans des bains de sang, de stratégies pour mieux tuer les zombies, de divagations sur la fin de Game of Thrones, d’émerveillement dans des parcs d’attraction, de danse sur les Backstreet Boys, de dégustations de bières fruitées, d’essais polaroïques plus ou moins fructueux…

Nous voici enfin en partenariat pour démarrer un blog qui s’annonce…. captivant ^^

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Miss Wequin & Aestra