Lush : coups de cœur, coup de gueule, coups dans le portefeuille

Aujourd’hui, je fais la fille et je vous parle de Lush ! J’utilise cette marque depuis à peu près trois ans et j’ai pu y découvrir du bon ainsi que du moins bon… Voilà mon verdict.

Les produits que j’adore !

Mousse brune (20,95€ / 500g) : Mon shampoing d’amour ! Quand j’ai demandé au vendeur un shampoing efficace pour des cheveux fins, abîmés, ternes, sans volume, à tendance grasse et colorés, il s’est un peu moqué de moi et m’a tendu cette bouteille. L’odeur est très acide mais ne reste pas (surtout avec un bon après-shampoing), un seul lavage est suffisant (donc ce n’est pas trop cher), on sent ses cheveux plus propres que jamais.

C’est la base (18,50€ / 240g) : Masque capillaire qui rafraîchit le cuir chevelu et laisse mes tifs doux comme tout. Génial !

La grande mentheuse (15,95€ / 315g) : Masque et nettoyant pour le visage. Il est très agréable à utiliser, très frais (même s’il périme un peu trop vite).

Ethifrices (3,95€ / 12g) : Les dentifrices solides qui se présentent sous forme de petites pastilles. Je les trouve très pratiques pour voyager et ils me font des dents super blanches 🙂

Leurs bombes pour le bain et pains moussants : (Sneurf, je n’ai plus de baignoire, donc c’est foutu pour Oxford, je ne peux plus en utiliser…) Evidemment, ces produits sont chers (et les bombes peuvent être bricolées plus ou moins facilement à domicile), mais c’est teeeellement relaxant qu’on ne peut que les adorer.

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Les produits que j’ai appréciés mais que je ne rachèterai sans doute pas

Une Nuit D’Enfer (8,95€ / 55g) : Barre de massage que j’ai reçue gratuitement car elle n’avait pas été moulée correctement. Avec sa forme conique, c’est sympa de faire un massage, ça fond bien et pénètre bien dans la peau. En fait, la barre fond même un peu trop bien : je l’ai laissée dans ma chambre, suis partie trois semaines en vacances et à mon retour, elle avait… disparu. Fondu. Je ne vous raconte pas l’horreur pour nettoyer ça… Bref, c’est très sympa, mais je ne payerais pas pour ce produit.

Mille et une nuits (19,95€ / 45g) : Poudre dorée pour le corps, également reçue gratuitement (en Belgique, ils sont plus généreux qu’en Angleterre). J’adore ses effets, ses reflets, son odeur ! Bon, le gros souci, c’est que je n’utilise jamais pas souvent ce genre de produits donc… peut-être que je craquerai pour Noël ou pour l’été prochain, mais rien n’est moins sûr.

Fée des lèvres (9,45€ / 25g) : Le problème n’est pas son efficacité mais son prix. Surtout qu’on sait faire le même gommage chez soi pas trop difficilement (je vous ferai un tutoriel à l’occasion).

(Vive la) Révolution ! (6,95€ / 100g) : Après-shampoing qui sent bon, qui fait son job mais sans plus. Pour le prix, j’aurais aimé plus.

H’Suan Wen Hua (13,45€ / 225g) : Masque capillaire qui fait également « son job mais sans plus ». En outre, je n’aime pas trop l’odeur qui me rappelle celle du Chapstick. Enfin, on y trouve du paraben, alors bon, payer tout ça pour ça…

Doigts de fée (10,45€ / 50g) : J’avais entendu énormément de bien de cette crème très riche pour les mains. J’ai été conquise et l’ai donc achetée. Malheureusement, je la trouve vraiment trop grasse et je déteste avoir cette sensation sur les mains. Elle fait bien son boulot, mais je préfère nettement les crèmes Caudalie. Finalement, au bout de six mois, pot à moitié entamé, elle a tourné et sentait la mort. Grosse déception, même si le problème c’est plutôt moi, pas lui 🙂boflush

Le produit berk

Rafistoleur (15,45€ / 245g): Après-shampoing pas du tout nourrissant qui pue et qui m’a laissé les cheveux rêches comme de la paille (sur recommandation sur vendeur). « Ah mais c’est parce que sa composition est propre et que ce sont les silicones qui donnent l’impression que bliblablublabla trololol » -> non, j’ai déjà essayé d’autres après-shampoings avec composition propre qui étaient autrement plus efficaces.

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 En conclusion, même si je en suis pas convaincue par tout ce que la marque propose, les produits sont dans l’ensemble sympas, surtout en ce qui concerne les cheveux et évidemment les produits de bain.  Evidemment, c’est une question de goûts : certaines personnes ne supportent pas le shampoing Mousse Brune, d’autres adorent la Fée des Doigts… La meilleure solution est de gagner au loto et de tout tester soi-même !

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Shake Ton Booty B*tch !

C’est la rentrée !

Avec son lot de cris d’enfants récalcitrants, de klaxons des fous du volants, un temps pourri qui n’aide pas, du stress en tout genre, etc. L’été est bel et bien fini : finis les apéros, les glaces, les cocktails. Place aux bonnes résolutions (comme celles que personne ne tient en début d’année) : manger mieux, faire du sport, arrêter de fumer, tenir un blog, ne pas craquer sa vie durant les trop nombreuses virées shopping, …

Personnellement, j’ai choisi celle de me remettre au sport , moi la GRANDE sportive … Et quitte à faire un truc chiant bénéfique pour ma santé autant le faire en musique ! Ça rend les choses plus sympas et moins pénibles 😉

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J’adore la musique : il y a toujours une playlist qui tourne chez moi à n’importe quel moment. Pour me réveiller, pour me donner la pêche le matin dans la salle de bain, sur la route pour me mettre de bonne humeur ou encore le soir pour me détendre. Et bien sur quand je fais mine de bouger mes fesses pour éliminer mon gras ! Ça m’aide généralement à me motiver, à m’encourager et à garder un rythme lors de mes tortures séances sportives.

Dans cette petite playlist, j’ai fait un mix de chansons (clique dessus, ça mord pas 😉 :

  • Les commerciales : simple et efficace

Amine – Senorita
Bruno Mars ft Mark Ronson – Uptown Funk
Cris Cab – Englishman in NY (remix)
David Guetta ft Sam Martin – Dangerous
Jessy Matador – Zumba
Maroon 5 – Animals
The Chainsmokers – #Selfie

  • Les vieux machins poussiéreux mais indémodables

Hall & Oates – You Make My Dreams Come True
Queen – Don’t Stop Me Now
Rick Astley – Never Gonna Give You Up
Whitney Houston – I Wanna Dance With Somebody

  • Les souvenirs d’enfance (BOOOOOOORN IN THE 90’S)

Snoop Dogg – The Next Episode
Spice Girls – Who Do You Thin You Are
Will Smith – Switch

  • Les coups de coeur

Mans Zelmerlöw – Heroes
One Republic – Counting Stars
Casseurs Flowters – Change de pote
Yodelice – Fade Away

Je vous épargne – pour l’instant – mes goûts douteux pour les singles pourris 😀

Romain Sardou – America

Fin du XVIIe siècle, la colonisation des Amériques est déjà bien entamée par les différentes grandes puissances de l’Europe (France, Espagne, Pays-Bas) et l’Angleterre persécute les catholiques irlandais. C’est sur cette trame historique réelle que Romain Sardou place une rivalité destructrice entre deux familles : les Muir, et les Bateman.

Auteur discret, j’aime beaucoup sa capacité à écrire des romans accessibles et passionnants dans des genres complètements différents (contes de Noël, thrillers, polars médiévaux, science fiction, etc.). De plus, on sent qu’il s’est très bien documenté (avec une bibliographie en fin de livre) et certains passages romancés semblent véridiques. Ne connaissant pas du tout cette période de l’Histoire, je me suis laissé embarquer par le style fluide et agréable de Romain Sardou.

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1691. Un bateau fuit les côtes de l’Irlande tombée aux mains des Anglais ; à son bord, Harry et Lilly Bateman. Lui, fils de prostituée, elle, enfant illégitime d’une famille noble, mariés contre leur gré, ils embarquent vers une terre inconnue : l’Amérique. À peine sortis de l’adolescence, ils se connaissent peu, ils ne savent pas où ils vont : tout leur reste à construire. En parallèle, à Londres, Augustus Muir est le gendre allemand d’une riche famille de marchands britanniques. Méprisé par son beau-père, il manœuvre dans l’ombre pour récolter la fortune et les honneurs … à n’importe quel prix. Les Bateman et les Muir n’étaient pas fait pour se re-rencontrer et pourtant … Leurs destins sont étroitement liés et chacune des générations descendantes va se vouer une haine infinie …

Contrairement au résumé qu’on peut lire sur la quatrième de couverture, le livre ne se concentre par uniquement sur Harry et Lilly Bateman : en effet, même si le récit débute avec eux, ils ne sont pas les seuls personnages auxquels on s’intéresse. On découvre des petits bouts de vie, a priori sans lien, mais qui finissent par s’entremêler. Plusieurs histoires se déroulent en parallèle, sur les deux continents, on n’a pas le temps de s’ennuyer !

En parlant des personnages, j’ai adoré le fait qu’ils ne soient jamais complètement gentils ou méchants. On choisit son camp, on change d’avis, on s’interroge, on re-soutient notre premier choix, etc. Ils ont tous leurs faiblesses et leurs bons cotés (enfin pas tous :p).
91CPeEjetjL1733. Un homme part à l aventure, un autre rentre chez lui. Sans dévoiler l’intrigue, le récit se concentre ici sur Charles Bateman, pirate irlandais redouté par la Couronne et Philip Muir, premier colon de la nouvelle colonie anglaise, la Georgie.  Philip débarque sur une terre sauvage et inhabitée ; Charles rentre dans une ville infestée d ennemis et de mauvais souvenirs. Philip désire créer un monde plus juste ; Charles veut anéantir le monde existant. Les deux hommes ne se connaissent pas, mais leur destin est déjà étroitement lié puisque Philip est le bâtard d’Augustus Muir, célèbre marchand à qui Charles avait dérobé l’un de ses plus beaux bateaux, le Rappahannock. Des routes qui ne feront que de se croiser, entraînant les deux familles et leurs héritiers à se vouer une haine sur fond de guerre d’Indépendance.

Dans ce second tome, Romain Sardou introduit un élément qui sera capital dans l’ascension – et la chute – des deux hommes : les femmes (hé ouais !).

Les deux tomes de la saga America peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre selon l’auteur mais je pense que pour bien comprendre la complexité des relations entre les multiples personnages, il est plus intéressant de les lire dans l’ordre. Ne faites pas vos rebelles littéraires !

America compte actuellement deux tomes mais apparemment, elle était prévue pour être une trilogie. Malgré la fin assez spéciale du deuxième récit, on pourrait s’attendre que la saga s’arrête là … Mais America pourrait également être une histoire sans fin : on pourrait continuer à suivre les générations de Bateman et de Muir pendant des siècles:)

Ma note : 8/10

Miss Wequin

Amy

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Je me souviens très bien de cette année 2011 où Amy Winehouse allait au plus mal, où les media la traquaient de tous les côtés, où sa mère, en larmes, parlait de ses craintes de voir sa fille mourir. Je me rappelle qu’un site internet avait même lancé un concours (à vomir, dois-je le préciser ?) où il fallait « parier » sur la date à laquelle l’anglaise décéderait ; la personne étant la plus proche gagnait un iphone. Même si je n’aimais pas énormément sa musique (« Rehab » me tapait sur les nerfs), Amy Winehouse me tordait le cœur (presque autant que Kurt Cobain <3) et c’est ce qui m’a poussée à aller voir ce film.

Amy n’est pas un film biographique classique où des acteurs tentent de rejouer l’histoire, mais un documentaire qui rassemble différentes images d’archives (vidéos officielles, vidéos « volées », vidéos familiales…) commentées par des proches de la chanteuse. Il commence en force avec un film familial où on a du mal à reconnaître la chanteuse tant elle est jeune et fraîche :

Le reportage montre sa vie privée de long en large : ses amours, sa plongée dans la drogue et dans l’alcool ainsi que ses troubles alimentaires. Cette dimension est évidemment indispensable et on ne peut s’empêcher d’être ému par la descente aux enfers de la jeune femme, littéralement empoisonnée par l’homme qu’elle aimait, Blake Fielder. Toutefois, cet aspect prédomine sur sa musique : je n’ai quasiment rien appris de son parcours, de ses cours de chant, de son processus de création ou de ses influences artistiques, ce qui est regrettable. J’aurais aimé également qu’on se balade un peu plus dans son quartier, Camden 🙂

Le reportage m’a semblé parfois décousu, parfois incomplet, mais m’a fait voir Amy Winehouse sous un angle nouveau (je n’avais jamais perçu toute la force de Back to Black qu’on pourrait lire « Back to Blake »). En outre, certains documents sont vraiment impressionnants, par exemple ses enregistrements de « Back to Black » dont je viens de parler, et de « Body and Soul » avec Tony Bennet. Film à voir si le club des 27 vous intrigue ou si vous êtes curieux d’en savoir un peu plus sur la célèbre chanteuse.

Mon avis : 7/10

Vice Versa & Dragons 2

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Commençons par Vice Versa ! Pixar est mon studio d’animation préféré de tous les temps. Néanmoins, le dernier opus « original » qui m’a convaincue remonte à 2009 avec Up (Là-Haut) : j’ai détesté Brave (Rebelle) et même si j’ai beaucoup apprécié Toys Story 3 et Monster University, ceux-ci ne m’ont pas « surprise » puisqu’il s’agit de suites. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre avec ce dernier animé.

Inside Out/Vice Versa nous plonge dans l’inconscient d’une petite fille de 11 ans qui tombe peu à peu dans la dépression suite à son déménagement. Guidée par la joie, la tristesse, la colère et la peur, elle doit réussir à grandir et à réapprendre à se connaître. Nous voyageons ainsi dans ses émotions, ses rêves et ses souvenirs, de façon poétique et tellement vraie que je me suis reconnue à chaque instant. Outre cette poésie et cette exactitude, le film est désopilant (en bonus, nous entrerons également brièvement dans la tête des parents, d’un jeune garçon de douze ans et d’animaux… Fou-rire assuré !) et émouvant (c’eût été un comble qu’un film qui ne parle que d’émotions ne soit pas émouvant). Bref, vous l’aurez compris, c’est une pépite !

Mon avis : 9,5/10

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Passons à How to train your Dragon 2, pour lequel ma critique sera nettement moins élogieuse.

Cinq ans après la première histoire, les villageois de Beurk et les dragons vivent en harmonie. Harold se cherche un peu. En compagnie de sa petite amie Astrid, il découvre un village dévasté, devenu un refuge de chasseurs de dragons, qui pensent être attaqués par les deux jeunes gens. Leur chef est Drago Poing-Sanglant, un type pas très sympathique comme l’indique son patronyme.

J’avais adoré le premier film pour son humour, son originalité et son audace. Tristement, ce deuxième opus s’avère joli mais relativement creux (des problèmes familiaux traités de façon tellement bisounours que c’en est ridicule), manichéen (avec un gros méchant stéréotypé au possible) et beaucoup trop long (deux heures, dont ils auraient pu scalper facilement une demi-heure). C’est beaucoup moins subtil et je suis au regret de dire que le charme n’a pas opéré cette fois-ci. Heureusement,  Krokmou est toujours aussi adorable et sauve bien le film. Cet animé est donc agréable pour se passer le temps mais ne trouve pas sa place au Panthéon des animés 🙂

Mon avis : 6/10

Zelda : Majora’s Mask (3DS)

Wv8y4yLLa fin du monde est dans 72 heures. Une lune cauchemardesque qui montre les dents s’écrasera dans trois jours et détruira à jamais le monde. Link, de passage dans la ville de Termina, doit tout faire pour empêcher l’inéluctable, heureusement aidé par son Ocarina et son chant du temps qui lui permet de retourner dans le passé. Ainsi, Link va avancer et reculer dans le temps ; va découvrir la ville et ses habitants qui préparent un festival, à moitié convaincus, tant la menace est pesante ; va les aider et collectionner une vingtaine masques aux effets divers. L’atmosphère est malsaine, lourde, le mal-être est ambiant.

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Le jeu est vraiment… très difficile, ce qui me laisse partagée. D’une part, j’adore son côté sinueux/non linéaire, qui nous fait nous casser la tête, qui permet un nombre conséquent de sous-quêtes. Le monde proposé est vraiment riche, chaque personnage a son importance et j’ai aimé passer du temps à essayer de découvrir ce qui se cache derrière chacun d’eux. D’autre part, le fait qu’on ait une durée limitée pour parvenir à la fin d’une mission peut nous forcer à recommencer un même passage de nombreuses fois et… c’est très frustrant. Par exemple, j’ai dû tuer le boss du deuxième niveau une vingtaine de fois. [En parlant des boss, je déplore le fait que la méthode pour les tuer soit toujours la même : ils ont tous une sorte d’ « œil » sur lequel il faut balancer des flèches. Un peu trop rudimentaire à mon goût. Bref, revenons à nos moutons, mon boss.] Je le bats une première fois à la fin de la 3e journée. Je remonte le temps. Puis je constate que je pouvais participer à une mission secondaire après avoir tué le boss, mais comme j’ai remonté le temps, je dois re-tuer la bête. Je m’exécute, je mène à bien la petite mission et reçois un objet magique, que je peux échanger. Sauf que je désire procéder à ce troc le 2e jour, donc on m’envoie péter : si je veux l’échanger, je dois être le jour 1. Je remonte le temps, je  re-tue le boss, je re-mène à bien la mission, je vais échanger mon objet. Encore un petit peu plus tard, je découvre une nouvelle mission consécutive à la destruction du boss du deuxième niveau… C’est reparti pour un tour. Et ainsi de suite. Sachant que pour tuer le boss il faut se téléporter à l’endroit-utiliser le monocle pour voir un monstre-chanter une ptite chanson-regarder une cinématique où le monstre tombe-accéder au donjon en évitant d’énormes boules de neige et d’ennemis casse-ovaires. ARGH !

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Tuant pour la 34e fois le même boss.

En outre, pour avancer dans certaines missions, il faut parfois être pile au bon endroit, au bon moment, par exemple la quête des amoureux (Kafei et Anju) est un véritable casse-tête… sans qu’on n’ait le temps de se casser la tête. Les possibilités sont décuplées et on passe un temps fou à parcourir les lieux les différentes journées. Heureusement, Link est aidé par un journal, où il consigne les « horaires » des personnages, pour se rappeler les allées et venues de chacun, ainsi que les différentes missions et leur progression, afin de s’organiser au mieux. En outre, la Pierre Sheikah nous dirige parfaitement dans la quête principale et les pierres à potins donnent des indices cruciaux pour venir à bout des missions secondaires, à condition d’avoir le masque adéquat.

Je savais que ce jeu était démoniaque.
Symbole de la Pierre Sheikah : je savais que ce jeu était démoniaque.

En conclusion, je trouve l’univers de ce monde très abouti, mais je déplore la limite temporelle vraiment trop courte qui nous pousse à essayer d’aller vite (voire à consulter la Pierre Sheikah pour obtenir des réponses au lieu de faire fonctionner son cerveau ; pour moi ça s’apparente presque à de la triche, mais je ne voyais pas d’autres solutions, à part peut-être me suicider en bouffant ma console). Ce jeu m’aura pris la tête et m’aura donné envie de jeter ma Nintendo contre un mur… mais finalement, je ne l’aurai pas lâché et il m’aura fascinée jusqu’au bout ! Une fois mes nerfs calmés, je peux donc dire que, selon moi,  ce jeu est une réussite (qui restera dans sa boîte au moins dix ans, je crois que je vais l’enterrer façon Jumanji, faut pas déconner tout de même).

Ma note : 8,5/10

Aestra

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Stephen King – Marche ou crève

Cela faisait un bon moment que j’avais abandonné mes livres n’ayant plus le temps ni même l’envie de lire (hérésie totale !) … Pour me relancer dans le droit chemin, rien ne vaut un petit Stephen King, un de mes auteurs préféré. J’ai choisi Marche ou crève car ça faisait longtemps qu’il me faisait de l’œil.

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« La Longue Marche » : cent concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Pour les autres, qui abandonnent, qui ne peuvent tenir la cadence de 6,5 km/h, une balle dans la tête. Une émission de télévision très populaire dont le gagnant aura, pour prix de son exploit, la possibilité de posséder tout ce qu’il désire pendant le restant de ses jours, s’il désire encore quelque chose après ça …

Le principe du concours est donc simple : marche ou crève. Si les participants deviennent trop lents, ils reçoivent un avertissement et au bout de trois, ils sont “éliminés” du jeu … tués par des soldats sous les yeux de la foule rassemblée au bord de la route. Il n’y a donc qu’un seul gagnant : celui qui marchera le plus longtemps.

On suit l’histoire selon le point de vue de Ray Garraty, un jeune garçon de seize ans. Tout comme lui, on se laisse embarquer dans cette aventure malsaine, kilomètre après kilomètre, page après page. On ressent avec lui la fatigue, la faim, la soif, la peur et le désespoir. Au fil des pages, on fait sa connaissance et celle de ses concurrents qui deviennent malgré tout des compagnons de route …

« Il m’a fallu du temps pour comprendre, mais c’est allé plus vite une fois que j’ai surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c’est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n’est pas une question de force physique, et c’est là que je me suis trompé en m’engageant . Si c’était ça, nous aurions tous une bonne chance. »
McVries, concurrent n°61.

Voila la terrible définition de cette “Longue Marche” à laquelle ces cent garçons participent … Le thème abordé a été remis à la mode avec la trilogie Hunger Games (bon évidemment, entre les deux, y a un monde de différence hein). D’ailleurs une citation tirée du roman de King résume parfaitement l’esprit des deux récits : « L’ultime jeu serait celui où le concurrent perdant est tué » (Chuck Barris, créateur de jeux télévisés, animateur de The Going Show).

Avec Marche ou crève, King propose une histoire dure et violente qui nous interroge sur les dérives de la télé-réalité et sur le voyeurisme sadique du spectateur. Malgré la situation malsaine, on est fasciné par ce que qui se déroule au fil des pages. Comble de l’horreur, les personnages n’ont aucune raison de faire cette marche : quel prix vaut le coup de marcher sans s’arrêter, sans dormir, sous la menace des armes, pendant des centaines de kilomètres ?

Je pense que ce roman est à conseiller à tout le monde, même à ceux qui n’aiment pas l’auteur. En effet, il s’agit d’un récit court, qui ne fait pas peur et où le gore n’est pas présent à chaque coin de page.  Enfin quoique … c’est pas le monde des bisounours non plus mais on n’est loin de l’angoissant  Shining 😉

Le roman se dévore et il est quasiment impossible de le lâcher avant la fin : j’ai adoré ! On est entraîné dans la marche, obligé de marcher avec les garçons et de finalement reconnaître le talent de King puisqu’on ne s’ennuie pas une seconde ! Il a quand même la capacité de nous maintenir en haleine avec pour seule idée une histoire de types qui marchent … Malgré un environnement large, les garçons traversent les campagnes américaines et leurs villages (flippants), on assiste à un véritable huis clos sur la route.

Ma note : 8/10

Et vous, qu’en avez vous pensé ?

Miss Wequin