Frozen (La Reine des Neiges)

Pas besoin de longue introduction, je vais directement entrer dans le vif du sujet : je n’aime pas Frozen. Pire, je crie haut et fort qu’il s’agit d’une escroquerie bâclée et peu aboutie.

Tout d’abord, il convient de résumer les dix premières minutes du film. Nous découvrons deux princesses qui sont sœurs. L’une des deux, Elsa, a des pouvoirs magiques, qui viennent d’on ne sait où. L’autre, Anna, n’en a pas. Nous ne savons pas pourquoi, mais… passons. Elles jouent et Elsa blesse accidentellement Anna. Désespoir ! Heureusement, leur père arrive tel un sauveur, il a une brillante idée. Il sait où ils doivent aller. Ils doivent retrouver des trolls dont il a découvert l’existence sur une vieille carte dans un vieux bouquin et leur réclamer de l’aide (#drogue, c’est comme si j’allais voir les hobbits dès que je me blesse). Les trolls rassurent la petite famille : le cœur d’Anna n’a pas été touché. Heureusement, parce que sinon, il aurait été très difficile de la guérir (cette réplique pourrait presque passer pour de l’auto-spoil, mais encore une fois, passons). Les trolls guérissent la gamine et il faut donc effacer de la mémoire d’Anna les pouvoirs de sa grande soeur et ne plus jamais lui en parler (euh, pourrait-on savoir pourquoi ?). Le troll-en-chef prévient : la magie d’Elsa s’avère belle mais dangeureuse, et la peur est son pire ennemi ! Pour la protéger, les parents, qui sont un peu demeurés, décident donc d’enfermer Elsa et lui apprennent à avoir peur de ses pouvoirs (hein ?). Les géniteurs partent en voyage et meurent dans une terrible tempête.

Voilà. En DIX MINUTES, tout cela est expédié. Des pouvoirs, un enfant blessé, des trolls, du spoil, un enfermement et des parents qui meurent. BOUM ! Les scénaristes n’ont pas pris le temps de poser un cadre, de creuser des personnages, de travailler l’univers mis en place… bref, ça commence mal.

Trois ans plus tard, Elsa est en âge de devenir reine. On ne sait pas ce qui s’est passé pendant trois ans, qui a régné, mais, pour la troisième fois, passons. Lors de la cérémonie de couronnement, tout dérape. Elsa s’enfuit et Anna court à sa poursuite. Oh, mais attendez, on ne peut pas laisser le royaume tout seul ! Les gens ont pu se démerder pendant trois ans, mais maintenant, il faut absolument un régent (gnnn). Anna, tombée amoureuse du premier venu, lui demande de régner durant son absence et… surprise, il s’agit d’un méchant.

Je suis mauvaise, je sais, je mets en évidence des ‘petits’ défauts. Cependant, pour faire une bonne fiction, il faut qu’il y ait un pacte entre le narrateur et le spectateur. Le spectateur doit croire au monde qu’on lui présente, même si tout n’est pas forcément réaliste (comme par exemple la présence de trolls). En contrepartie, le monde présenté doit être un minimum cohérent, crédible, construit. Par exemple, Elsa aurait pu naître près des trolls, un jour de neige et ils lui auraient donné des pouvoirs, ce qui expliquerait les pouvoir et la présence des trolls. C’est simple, c’est consensuel, c’est vu et revu, mais au moins, on a un semblant d’explication. A cause des trop nombreuses « failles », je n’ai pas su rentrer dans le film. En dix minutes, on tente de nous faire bouffer une suite d’événements ridicules, sans aucune intelligence, sans aucun soin, et la suite est tout autant navrante. Les personnages sont creux et honnêtement, ce n’est même pas émouvant. On se trouve très loin de l’humour de Tangled (Raiponce) ou de la superbe histoire d’amour de Up (Là-Haut), qui est courte mais extrêmement bien menée (les scénaristes n’étaient donc pas obligés de passer des heures à poser un cadre, si c’est bien fait et intelligent, cela peut être rapide). Certes, Anna « innove » en tombant amoureuse du premier venu et en ne finissant pas avec lui (mais avec le second venu), cependant cela avait déjà été (mieux) fait avec Enchanted (Il était une fois), film de Disney sorti en 2007… film qui était fin, malin, drôle.

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Assurément, le film est visuellement joli. Le château de glace est bien joli, les princesses et leurs robes sont bien jolies, Olaf est bien joli. Mais pour moi, les paillettes et les chansons, ce n’est vraiment pas suffisant..

Mon avis : 4/10

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Aestra

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Au commencement était le début

Redwequin, c’est un peu comme le Big Bang : c’est le résultat de l’absurde rencontre entre une romaniste incohérente aux cheveux rouges qui aime le métal et une sympathique orientaliste asociale qui fait du théâtre et ne vit que pour les requins.

Leur impact donne un univers empli de coups de cœur (un peu) et de gueule (beaucoup), de scénarios où les transsexuels incestueux assassinent leurs voisins dans des bains de sang, de stratégies pour mieux tuer les zombies, de divagations sur la fin de Game of Thrones, d’émerveillement dans des parcs d’attraction, de danse sur les Backstreet Boys, de dégustations de bières fruitées, d’essais polaroïques plus ou moins fructueux…

Nous voici enfin en partenariat pour démarrer un blog qui s’annonce…. captivant ^^

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Miss Wequin & Aestra