Stephen King – Marche ou crève

Cela faisait un bon moment que j’avais abandonné mes livres n’ayant plus le temps ni même l’envie de lire (hérésie totale !) … Pour me relancer dans le droit chemin, rien ne vaut un petit Stephen King, un de mes auteurs préféré. J’ai choisi Marche ou crève car ça faisait longtemps qu’il me faisait de l’œil.

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« La Longue Marche » : cent concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Pour les autres, qui abandonnent, qui ne peuvent tenir la cadence de 6,5 km/h, une balle dans la tête. Une émission de télévision très populaire dont le gagnant aura, pour prix de son exploit, la possibilité de posséder tout ce qu’il désire pendant le restant de ses jours, s’il désire encore quelque chose après ça …

Le principe du concours est donc simple : marche ou crève. Si les participants deviennent trop lents, ils reçoivent un avertissement et au bout de trois, ils sont “éliminés” du jeu … tués par des soldats sous les yeux de la foule rassemblée au bord de la route. Il n’y a donc qu’un seul gagnant : celui qui marchera le plus longtemps.

On suit l’histoire selon le point de vue de Ray Garraty, un jeune garçon de seize ans. Tout comme lui, on se laisse embarquer dans cette aventure malsaine, kilomètre après kilomètre, page après page. On ressent avec lui la fatigue, la faim, la soif, la peur et le désespoir. Au fil des pages, on fait sa connaissance et celle de ses concurrents qui deviennent malgré tout des compagnons de route …

« Il m’a fallu du temps pour comprendre, mais c’est allé plus vite une fois que j’ai surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c’est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n’est pas une question de force physique, et c’est là que je me suis trompé en m’engageant . Si c’était ça, nous aurions tous une bonne chance. »
McVries, concurrent n°61.

Voila la terrible définition de cette “Longue Marche” à laquelle ces cent garçons participent … Le thème abordé a été remis à la mode avec la trilogie Hunger Games (bon évidemment, entre les deux, y a un monde de différence hein). D’ailleurs une citation tirée du roman de King résume parfaitement l’esprit des deux récits : « L’ultime jeu serait celui où le concurrent perdant est tué » (Chuck Barris, créateur de jeux télévisés, animateur de The Going Show).

Avec Marche ou crève, King propose une histoire dure et violente qui nous interroge sur les dérives de la télé-réalité et sur le voyeurisme sadique du spectateur. Malgré la situation malsaine, on est fasciné par ce que qui se déroule au fil des pages. Comble de l’horreur, les personnages n’ont aucune raison de faire cette marche : quel prix vaut le coup de marcher sans s’arrêter, sans dormir, sous la menace des armes, pendant des centaines de kilomètres ?

Je pense que ce roman est à conseiller à tout le monde, même à ceux qui n’aiment pas l’auteur. En effet, il s’agit d’un récit court, qui ne fait pas peur et où le gore n’est pas présent à chaque coin de page.  Enfin quoique … c’est pas le monde des bisounours non plus mais on n’est loin de l’angoissant  Shining 😉

Le roman se dévore et il est quasiment impossible de le lâcher avant la fin : j’ai adoré ! On est entraîné dans la marche, obligé de marcher avec les garçons et de finalement reconnaître le talent de King puisqu’on ne s’ennuie pas une seconde ! Il a quand même la capacité de nous maintenir en haleine avec pour seule idée une histoire de types qui marchent … Malgré un environnement large, les garçons traversent les campagnes américaines et leurs villages (flippants), on assiste à un véritable huis clos sur la route.

Ma note : 8/10

Et vous, qu’en avez vous pensé ?

Miss Wequin

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Tomorrowland – A World Beyond

Cet été, j’ai eu la chance d’aller à NY. Qui dit NY, dit vol long-courrier. Qui dit vol long (très long) courrier, dit films ! Autant à l’aller, on a eu droit à un choix important en VF (argh), autant au retour, seuls cinq films étaient proposés.

J’ai jeté mon dévolu sur le dernier film de Disney —Tomorrowland— avec George Clooney.

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Déjà là, ça pose problème… Qu’est-ce que le Dr Ross vient faire dans un Disney ?Bon, ça pourrait être une bonne surprise… De plus, le titre du film fait un rappel de la partie futuriste de Disneyland (Discoveryland pour le parc français).

Je lis quand même le résumé, histoire de savoir de quoi parle ce film …

Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune… Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

source : Allociné

Seigneur… Du Disney tout craché ! L’histoire est simple mais efficace : un monde futuriste qui promet pleins de mystères à découvrir à travers les deux personnages principaux. L’introduction est longue mais, ça ne me dérange pas, je préfère qu’on passe du temps à expliquer les personnages que de directement attaquer le vif du sujet.

Je me prends au jeu et plonge dans la vie des deux héros. D’abord Frank (Clooney), petit garçon plein d’ambition qui débarque dans une convention d’inventeurs dans un parc Disneyland pour présenter son projet, qui ne retient pas l’attention du juge. Tout tristounet, le gamin s’en va mais —ôôôôô— se fait rattraper par une jolie jeune fille du nom d’Athéna.

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Lui révélant à demi-mot qu’il y a un “ailleurs”, elle lui demande de la suivre à distance et se précipite dans un bateau pour découvrir le monde féerique de It’s a Small World. Ma seule pensée à ce moment là : “Mec, t’es foutu !“ Sérieusement, QUI va plonger tête baissée dans cette attraction du diable ? Bref, la barquette du gamin prend un autre chemin que les autres et —magiiiiiiiie—  le garçon tombe dans l’”ailleurs”….

Ensuite, on avance dans le temps et on découvre Casey (Brittany Robertson – la gamine chiante dans Under The Dome pour ceux qui regardent) aka Mademoizelle “je-sais-tout” et “le-monde-est-injuste”. Rien que ça. La gonze veut détruire la plate-forme —abandonnée— de lancement des fusées de Cap Canaveral parce que son papa bien aimé va être viré. C’est c’lààààà ouiiii, colérique, la meuf… Après un petit détour par la case prison, elle reçoit un pin’s qui lui permet de “voir” ce fameux “ailleurs”…

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Malgré les paysages magnifiques (le champ de blé est quand même à couper le souffle), le film est dans l’ensemble plat, attendu, et la fin bâclée. Même les acteurs manquent de conviction… Et le pompon sur la cerise, c’est Hugh “Dr House” Laurie qui incarne le méchant : il est aussi crédible que quand il faisait le mauvais pour Stuart Little ! Bref, c’est tellement prévisible, ce duel —attention grosse vanne en approche— de docteurs ! (Merci Aestra :p)

C’est décevant de la part de Disney : à un moment donné, faut arrêter de prendre le spectateur pour une usine à fric. J’ai envie d’être surprise quand je regarde un film !

Pourtant, y avait un bon potentiel …

Ma note : 5/10

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?
Miss Wequin